La confrontation, qu'est-ce que c'est ?
Ce qu'une personne peut confronter, elle peut le résoudre.
La première étape pour s’occuper de quoi que ce soit est d'acquérir l'aptitude à lui faire face.
Quel impact au niveau de la société ?
On pourrait dire que la guerre continue d'être une menace pour l'Homme parce que l'Homme ne peut pas la confronter. L'idée de rendre la guerre si terrible que personne ne soit capable de la combattre est exactement l'inverse de ce qu'il faut faire si l'on désire y mettre fin. L'invention de l'arc de combat, de la poudre à fusil, du canon naval lourd, des mitrailleuses, du lance-flammes et de la bombe à hydrogène ne font que renforcer la certitude que la guerre se poursuivra. Comme chaque nouvel élément que l'Homme ne peut confronter s'ajoute aux éléments qu'il n'a pas été capable de confronter jusqu'alors, sa capacité à s’occuper de la guerre décroît sans cesse.
Nous examinons ici l'anatomie de base de tous les problèmes. La source des problèmes, c'est l'incapacité de confronter quoi que ce soit. Qu'on applique cela aux querelles domestiques ou aux insectes, à un tas d'ordures ou à Picasso, on peut toujours attribuer le commencement de n'importe quel problème à une répugnance à confronter. (...)
C'est un truisme de dire qu'on ne résout rien en le fuyant. Évidemment, on devrait aussi dire qu'on ne résout jamais les boulets de canon en y exposant sa poitrine. Mais je vous assure que si personne ne se souciait de savoir si les boulets de canon sont tirés ou non, le contrôle des gens par la menace des boulets de canon cesserait.(...)
Plus l'horreur d'un crime est déifiée par la télévision et la presse, moins la société est capable de maîtriser le crime. Plus la délinquance juvénile est présentée comme redoutable, moins la société est capable de s’en charger.
En matière d'éducation, plus un sujet est rendu ésotérique et difficile, moins l'étudiant est capable de le maîtriser. Plus un professeur présente un sujet comme trop formidable, plus l'étudiant s'en écarte. Il y avait, par exemple, d'anciennes études sur le mental en Europe qui étaient si compliquées et si incompréhensibles et qui étaient élaborées avec un tel manque de compréhension de l'Homme qu'aucun étudiant ne pouvait les confronter. (...)
Quelle solution ?
Pour résoudre un problème, il suffit d'accroître l'aptitude à le confronter, et quand le problème peut être totalement confronté, il n'existe plus. C'est étrange et miraculeux.
Les difficultés de l'Homme sont un amalgame de ses lâchetés. Pour avoir des difficultés dans la vie, tout ce qu'il est nécessaire de faire, c'est de tourner le dos à tout le courant de l'existence. Après quoi vous aurez des problèmes d'un ordre de grandeur insoluble. L'individu qu'on empêche de confronter la vie développe une forte propension à avoir des difficultés avec elle. (...)
Le monde ne brille jamais pour ceux qui ne peuvent le confronter. Tout est d'un gris triste pour une armée vaincue. Si quelqu'un vous dit que « là-bas tout est mauvais », c'est qu'il s'efforce de vous empêcher de confronter quelque chose et ainsi vous amène-t-il à vous retirer de la vie. Lunettes, crispations nerveuses, tensions, tout dérive d'une répugnance à confronter. Quand l'engouement à confronter est rétabli, ces infirmités tendent à disparaître.
Extraits du chapitre "Confronter" du livre Une Nouvelle Optique sur la Vie
L. Ron Hubbard
