Vaincre la fatigue

 

Les données ci-dessous sont résumées et mises en image pour une plus grande compréhension.
Il s'agit d'un extrait du corps de connaissance qu'est l'"étude du savoir". Pour vous aider dans l'application de ces données ou pour en apprendre d'avantage :

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Travailler ou ne pas travailler ? C’est là la question. Dans l’esprit de la plupart des gens, la réponse à cette question est l’épuisement. Après avoir eu longtemps le même travail, dans lequel il a été considérablement malmené, un homme commence à sentir que la poursuite de son travail irait tout à fait au-delà de ses forces. Il est fatigué. La seule pensée de faire certaines choses le fatigue. Il songe à augmenter son énergie ou à s’efforcer de tenir le coup un peu plus longtemps, mais en pensant ainsi, il ne cherche pas dans la bonne direction car la réponse à l’épuisement a fort peu sinon rien à voir avec l’énergie.

 

L’épuisement est un sujet d’une grande importance, non seulement pour l’individu occupé à gagner sa vie mais aussi pour l’Etat.

épuisement

Technique Sur le plan technique, on a découvert qu’une diminution graduelle de l’énergie de l’individu ne peut en aucun cas être due à un contact continu. On ne s’épuise pas simplement parce qu’on a travaillé trop longtemps ou trop dur ; on s’épuise quand on a travaillé suffisamment longtemps pour réactiver une vieille blessure. L’épuisement va être une des caractéristiques de cette blessure. L’épuisement chronique n’est donc pas le résultat de longues heures d’application pénible. C’est le produit de l’accumulation des chocs et blessures survenus au cours de la vie, chacun ne durant peut-être que quelques secondes ou quelques heures, et l’ensemble ne totalisant que cinquante ou soixante-quinze heures. Mais cette accumulation — l’accumulation de blessures, de répulsions et de chocs — n’en aboutit pas moins à une incapacité complète d’agir.

Il existe pourtant un stade au-dessous de l’épuisement, celui où l’on ne sait plus qu’on est fatigué. Un individu peut devenir une sorte de pantin frénétique qui continue à travailler sans même se rendre compte qu’il est en train de travailler jusqu’au moment où il s’effondre soudain à cause d’une fatigue qu’il ne ressentait pas.

Il existe des moyens de recouvrer la verve et l’enthousiasme qu’on a pour le travail. Ces moyens sont relativement simples et très faciles à comprendre.

 

Nous avons une chose que nous appelons l’Introversion et une autre que nous appelons l’Extraversion.

IntroversionL’Introversion est quelque chose de simple et veut dire que l’on regarde trop vers l’intérieur.

 

 

extraversionL’extraversion est aussi une chose simple et veut dire seulement que l’on est capable de regarder le monde extérieur.

 

 

La personne capable de regarder le monde qui l’entoure et de le voir tout à fait réel et lumineux, est, bien entendu, dans un état d’extraversion. En d’autres termes, elle peut regarder au dehors. Elle peut travailler aussi. Elle peut également voir des situations, manier et contrôler ce qu’il lui faut manier et contrôler, et elle peut se tenir à l’écart pour observer les choses qu’elle n’a pas à contrôler et de ce fait s’y intéresser.

La personne introvertie est celle qui est probablement allée au delà de l’épuisement depuis quelque temps déjà. Elle a centré son attention de plus en plus près d’elle (au fond, à cause de vieilles blessures capables d’avoir encore une emprise sur elle) à tel point que la personne finit en fait par regarder vers l’intérieur et non plus vers l’extérieur. Elle est alors en  train d’esquiver les objets solides. Elle ne voit de réalité ni chez les autres ni dans les choses qui l’entourent.

 

 
epuisement

Ce qu’il ne faut vraiment pas faire, c’est rentrer chez soi et s’asseoir pour lire son journal, dîner, et se coucher. Si un homme suivait la routine qui consiste à travailler toute la journée, puis à s’asseoir pour « se reposer » le soir avec un livre ou un journal, il est certain que, tôt ou tard, il commencerait à se sentir épuisé, puis après un certain temps, il tomberait encore plus bas et ne s’étonnerait même pas de ce qu’il n’accepte plus d’exécuter des tâches qu’il trouvait autrefois très faciles.

 

Y a-t-il quelque chose de correct à faire ? Oui, c’est certain.

L’individu qui est continuellement fixé sur quelque objet dans son travail devrait, après les heures de travail, fixer son attention ailleurs.

einstein  «Faire une promenade »

Voici un procédé qui s’appelle «faire une promenade ». Ce procédé est très simple à mettre en pratique.

Lorsqu’on se sent fatigué à la fin de son travail, et même si on est presque prêt à s’écrouler à la simple pensée d’agir ainsi, on doit sortir faire une promenade dans le quartier jusqu’à ce qu’on se sente reposé. On doit, en somme, faire une promenade dans le quartier et regarder les choses jusqu’à ce qu’on voie celles auprès desquelles on marche. Peu importe la longueur de la promenade qu’on a déjà faite, on doit continuer à marcher jusqu’à ce qu’on se sente mieux.

L’extraversion de l’attention est tout aussi nécessaire que le travail. Il n’y a, en fait, rien de mal à introvertir l’attention ou à travailler. Si on n’avait rien qui retienne l’intérêt, on se détraquerait complètement. Mais si on travaille, on constatera qu’une fatigue peu naturelle risque d’apparaître. Lorsque c’est le cas, le remède n’est pas de sombrer comme assoupi dans l’inconscience pour quelques heures, mais d’extravertir véritablement son attention, puis de trouver un sommeil réellement réparateur.

 

promenade

einstein  « Regardez-Les »

Il y a un autre procédé similaire à « Faire une Promenade », connu sous le nom de « Regardez-Les ».

Si on a passé toute la journée à s’entretenir avec des gens, à leur vendre quelque chose ou à manier des gens qui sont difficiles à manier, ce qu’il ne faut pas faire, c’est fuir tous les gens au monde. La personne, voyez-vous, qui devient trop tendue en maniant des gens a déjà eu de grandes difficultés avec les gens. 

Le remède est très simple : il faudrait se rendre dans un lieu très fréquenté, tel qu’une gare ou qu’une grande avenue, et tout simplement s’y promener à pied en observant les gens. Il suffit de regarder les gens — voilà tout.

On découvrira au bout d’un certain temps qu’on pense que les gens ne sont pas si méchants que ça, et on adoptera alors une attitude beaucoup plus aimable envers les autres ; plus important encore, la condition suscitée par le travail où on est trop tendu avec les gens, tendra à s’estomper si on prend l’habitude d’agir ainsi, pendant quelques semaines, tous les jours en fin d’après-midi.